L.S. - C'est un nom que m'a donné le public après mes débuts en 1981. À cette époque, à Royan, je faisais 40 sculptures en 45 jours.
Des parents emmenaient leurs gamins le soir et ils me disaient : " Mes enfants veulent voir votre nouvelle sculpture avant d'aller se coucher, vous êtes un peu comme le marchand de sable ! ". Depuis, je porte ce surnom...
P.O. - Vous n'exercez que trés rarement sur les plages...
L.S. - La plupart du temps, c'est un semi-remorque qui m'apporte sur place des tonnes de sable humide, que je façonne avec mes mains et une vieille branche taillée que j'ai depuis des années.
P.O. - Tout sauf un concours de châteaux de sable...
L.S. - Je suis contre les concours, et les médailles, c'est totalement antinomique avec l'art. Mes " art'sistants " et moi voulons apprendre à chaque enfant à sculpter le sable, en leur montrant que les deux mains et un bâton de glace suffisent. On espère ainsi initier plus de 300 enfants. Il n'y a rien de mieux qu'un enfant qui vient vous dire : " Merci monsieur, c'était super ".
P.O. - Quelques conseils pour sculpter le sable ?
L.S. - Tout est une question d'équilibre. Les sculptures peuvent tenir debout trois jours, sans produit miracle...
Jusqu'à ce que des gens sautent dessus ! Il faut que les enfants fassent ce qui leur passe par la tête. Il s'épatent eux-mêmes et épatent aussi souvent leurs parents. À cet âge-là, ils n'ont pas de barrière. En tout cas pas encore...
« Presse Océan »

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